Bientôt

Une présentation d'Ourika dans une nouvelle approche                 est prévue pour novembre 2020

Pour la première fois dans la littérature occidentale, la parole est donnée à une personne de couleur.

D’après une nouvelle injustement oubliée de Claire de Duras, parue en 1824, le spectacle retrace, par le biais d’une poignante confession intime, l’histoire vraie d’une jeune sénégalaise, exclue par la société aristocratique de l’époque, au sein de laquelle elle a, pourtant, reçu la meilleure éducation.

Sauvée, à l'âge de deux ans de l'esclavage, par le chevalier DE BOUFFLERS, et offerte, peu de temps avant la Révolution, à Mme de BEAUVAU, qui l'élève dans son salon aristocratique de l'hôtel de BEAUVAU avec son propre petit-fils, Ourika connaît, en effet, une enfance heureuse et reçoit une éducation raffinée, jusqu'à ce qu'elle découvre sa différence et comprenne que tout avenir, même en cette fin du Siècle des Lumières, lui est interdit à cause de la couleur de sa peau .

Destin tragique faisant étonnamment écho à la violence de toutes les exclusions qui, aujourd’hui, nous questionnent quotidiennement.

La narration de cette histoire réelle sous forme d’une longue confession, d’une facture très classique, confère à ce premier roman magistral de Madame DE DURAS une étonnante modernité quand il paraît en 1824. D’autant qu’écrit sur un mode mineur qui le rend d’autant plus percutant, il aborde de front la question, déjà vive, de l’exclusion raciale.

 

GOETHE, dit-on, a pleuré en le lisant, Christine ANGOT en a parlé à la radio comme d’un chef d’œuvre absolu de la littérature française.

 Association Mélane

(Collectif artistique et culturel)